Accueil > Qui édite Soinmava
L’auteur
Jimenez Julien, deux ans passés dans les cabines de soin visage
Soinmava n’est pas né devant un tableur de fonctionnalités. Il est né d’une remarque entendue à Bordeaux, en février, par une facialiste de cinquante ans qui rangeait une fiche cartonnée dans un tiroir en disant : « de toute façon, je ne la relirai pas avant six semaines ».
Ce que j’ai vu en cabine avant d’écrire la première ligne
Je conçois des logiciels pour des métiers de main. Ce sont des métiers où le geste vaut plus que l’écran, et où tout outil qui vole du temps au geste est abandonné en trois semaines. Avant Soinmava, j’ai travaillé sur des outils de suivi pour des activités où la preuve du travail bien fait se perd entre deux rendez vous. La cabine de soin visage est le cas le plus frappant que j’aie rencontré.
Pendant deux ans, j’ai passé des journées entières dans des instituts indépendants, des cabines de facialistes et deux spas urbains, en Gironde, dans le Rhône, en Ille et Vilaine et en Loire Atlantique. J’ai regardé, chronomètre en main, ce qui se passait entre le moment où une cliente s’installe et le moment où elle repart avec un rendez vous dans trois semaines. J’ai compté les gestes, les allers retours vers le classeur, les photos prises à la va vite dans une lumière qui change tous les mois.
Trois choses reviennent partout. La première : la praticienne sait exactement ce qu’elle observe, mais elle l’écrit rarement deux fois de la même manière, ce qui rend toute comparaison impossible. La deuxième : la cliente de quarante cinq à soixante ans arrive avec un niveau d’information élevé, glané en pharmacie, dans la presse ou en ligne, et attend qu’on lui parle de durée, pas de sensation. La troisième : le forfait vendu en janvier est souvent inachevé en octobre, sans que personne dans la cabine ne sache dire pourquoi.
J’ai aussi vu des praticiennes reculer devant certains mots. Ménopause, sécheresse installée, relâchement de l’ovale, taches revenues après l’été. Elles savent en parler avec délicatesse à l’oral, elles hésitent à l’écrire, par crainte de sortir de leur rôle ou de heurter. Cette hésitation coûte cher : quand rien n’est écrit, rien n’est comparable, et la cliente ne voit pas que le travail avance.
Pourquoi ce logiciel précis, et pas un agenda de plus
Le marché ne manque pas de logiciels de prise de rendez vous pour instituts. Il manque un carnet de cure. La différence tient en une phrase : un agenda organise le temps de la cabine, un carnet de cure organise la preuve du résultat. Les deux métiers n’ont rien à voir, et une praticienne qui vend des cures de six séances a surtout besoin du second.
J’ai donc écrit Soinmava autour de trois refus. Refus du vocabulaire médical, d’abord : aucune case ne demande de nommer une affection, parce que ce n’est ni le rôle ni le droit d’une esthéticienne. Refus de la photo approximative, ensuite : si le cadrage, la distance et la lumière ne sont pas mémorisés, la comparaison n’est qu’une impression. Refus de l’encaissement en ligne, enfin : le lien entre une facialiste et sa cliente ne passe pas par une plateforme de paiement, il passe par une carte de cure, un acompte et une parole tenue.
Le premier écran dessiné a été la grille d’observation esthétique. Il a été refait onze fois. Les praticiennes voulaient noter vite, sans quitter des yeux la peau, et sans que la note ressemble à un bulletin scolaire. Nous avons abouti à cinq curseurs simples, une note libre, et surtout la grille de la séance précédente affichée à côté, parce que c’est la comparaison qui compte, jamais la valeur isolée.
Le second écran travaillé a été le compte rendu de séance. La question n’était pas technique mais juridique et éthique : comment écrire un résultat sans franchir la ligne de l’allégation interdite. La bibliothèque de formulations est venue de là, nourrie par le règlement CE 1223 2009 sur les produits cosmétiques et par les règles de loyauté de la DGCCRF sur la présentation des résultats. Elle propose des phrases justes et signale celles qui promettent trop.
La méthode que je m’impose
Je ne livre aucune fonctionnalité qui n’ait été demandée deux fois par deux cabines différentes. Les idées séduisantes qui ne servent qu’une praticienne alourdissent l’outil pour toutes les autres. Cette règle a supprimé la moitié de ce que j’avais imaginé la première année, dont un module d’analyse automatique d’image que personne ne voulait voir prendre la place de son propre regard.
Je mesure chaque écran en minutes de cabine. Un bilan complet qui dépasse quinze minutes ne sera pas fait. Un compte rendu qui demande plus de deux minutes de rédaction ne partira jamais. Le chronomètre reste ma meilleure spécification, bien avant les avis exprimés en réunion.
J’écris moi même les textes du logiciel, ceux du site et les modèles de documents. Les phrases proposées aux praticiennes sont relues à voix haute, parce qu’une formule qui sonne faux à l’oral sera reformulée par la praticienne, et donc perdue. Le vouvoiement est constant, le ton est celui d’une consœur expérimentée, jamais celui d’un conseiller commercial.
Enfin, je considère les données de peau et les photographies comme des données sensibles par nature, même lorsque le droit ne les qualifie pas ainsi. Consentement daté et distinct selon l’usage, suppression automatique après trois ans, journal des accès, export intégral à la demande : ces choix ont été faits avant la première vente, pas après le premier incident.
MLJ, l’éditeur
Soinmava est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. Je suis le directeur de la publication et l’unique interlocuteur des cabines abonnées.
MLJ édite plusieurs logiciels destinés à des professionnelles françaises exerçant un métier de terrain. Chaque produit est autonome, avec ses propres données, son propre abonnement et son propre calendrier. Aucune donnée de cliente n’est partagée entre deux produits, ni revendue, ni utilisée pour entraîner un quelconque modèle.
Le modèle économique est simple et assumé : un abonnement mensuel de 39 à 89 euros hors taxes, sans engagement de durée, sans commission sur vos forfaits et sans frais d’installation. Une cabine qui s’en va récupère tout ce qu’elle a saisi. C’est la seule façon honnête de vendre un outil de suivi : le jour où il ne sert plus, il doit rendre son contenu et se taire.
Ce que j’écris dans Le Carnet de Cure
Le magazine de Soinmava réunit neuf articles écrits pour les facialistes et les esthéticiennes expertes du visage qui vendent des cures à une clientèle féminine de quarante ans et plus. Ils sont tous parus le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne du site, et se lisent dans l’ordre du sommaire.
- Guide pratique Comment bâtir un bilan de peau non médical et un plan de cure crédible ?
- Réglementation Que puis-je vraiment promettre à ma cliente sur le résultat d’une cure visage ?
- Erreurs à éviter Quelles erreurs de suivi font perdre une cliente en cure entre deux séances ?
- Comparatif Carnet papier, téléphone ou outil dédié : comment suivre mes cures sans rien perdre ?
- Cas d’usage Comment se déroule une cure de six séances pour une cliente de cinquante-quatre ans ?
- Checklist Que dois-je pouvoir montrer si un contrôle porte sur mes cures et mes prix ?
- Calendrier À quel moment de l’année préparer mes cures visage et mes échéances de cabine ?
- Chiffrage Combien me coûte vraiment une cure visage mal suivie, en heures et en euros ?
- Tendances Qu’est-ce qui change dans le soin du visage des femmes de plus de quarante ans ?
Le sommaire complet du Carnet de Cure
Où me trouver
J’écris régulièrement sur la conception d’outils pour les métiers de main, et je réponds directement aux courriels envoyés à jimenezjulien42@gmail.com, sous deux jours ouvrés.